moyen âge

  • La colonisation de l'Amérique sonne t-elle la fin du Moyen Age et l'entrée dans la modernité? Jérôme Baschet remet en cause cette découpe des temps en répondant aux critiques des chercheurs brésiliens formulées dans http://www.editionspapiers.org/laboratoire/le-moyen-âge-est-il-arrivé-aux-amériques

  • de l’intérêt d’une analogie entre société médiévale et économie contemporaine

    Notre monde se retrouve de nouveau confronté à des limites naturelles telles qu'avait pu les connaître la société médiévale, et dont nous avions cru nous être libérés. De cet aveuglement, notre focalisation sur la notion de croissance, mesurée de façon exclusivement monétaire, est responsable. Or précisément l'analyse de la société tardo-médiévale et moderne permet de se libérer de cette emprise qu'exerce le totem de la « croissance », parce qu'elle démontre qu'il n'est nullement nécessaire, dans une société où pourtant la monnaie fonctionne comme équivalent général, que les décisions « économiques » y soient pour l'essentiel réglées en fonction de la valeur monétaire.

  • Adam et l'Astragale

    Adam et l’astragale, deux faces d’une même question : celle de l’homme et de son humanité. Les auteurs proposent de poser la question de l'humain du point de vue de ses limites. Au lieu de demander aux sources la traditionnelle question philosophique « Qu'est ce que l'homme ? », il leur demande « Où s'arrête l'humain ? »

    Ce texte constitue l'avant propos de Adam et l'Astragale. Essais d'anthropologie et d'histoire sur les limites de l'humain, publié aux Editions de la Maison des Sciences de l'Homme (2009).

  • Baschet / Wirth

    Ceci est une réaction d'après le compte-rendu de Jérôme Baschet sur le livre de Jean Wirth, L'image à l'époque gothique.
    A travers une discussion sur la pertinence de l'opposition entre l'époque romane et l'époque gothique se dégage une réflexion plus théorique sur la validité du modèle de la révolution pour expliquer les phénomènes historiques.
    Si la révolution ne semble plus d'actualité, peut-on l'imaginer inactuelle, peut-on observer un "devenir-révolutionnaire" (Deleuze) qui traverse l'historien ?

  • image et transgression au Moyen Âge

    Pourquoi une image choque-t-elle ? Une réponse s'élabore au fil des pages autour du concept de montage : agencement des regards et des lieux, des figures et des temps. La méfiance croissante face aux images du mal, la naissance de l'émotion pornographique, l'émergence du graffiti contestataire, la destruction d'images par l'autorité qui les a commandées, l'élaboration savante de l'inimaginable : autant de phénomènes qui éclairent la transformation du rapport aux images en Occident. Transgression et image forment ici un couple dont l'histoire est mise en perspective avec le présent. Ce faisant, c'est la croyance en un pouvoir des images qui est décryptée.
    "A l'arrière de nos images" est l'avant-propos de Image et transgression au Moyen Âge, essai publié aux Presses Universitaires de France en avril 2008.

  • à propos de "L'Image à l'époque gothique" (et de "L'Image à l'époque romane"), de Jean Wirth

    Le nouvel ouvrage de Jean Wirth s'impose, par son ampleur, comme un nouveau jalon dans la compréhension de l'image médiévale.
    Jérôme Baschet, autre grand spécialiste de la période, en fournit ici une lecture en profondeur et propose plusieurs pistes de réflexion qui concernent tant la méthode que l'interprétation proposées par J. Wirth.

  • d'après Jean Wirth, "L'image à l'époque gothique"

    Le dernier livre de Jean Wirth, L'image à l'époque gothique, offre un excellent cas d'école : tout en insistant avec grande érudition et intelligence sur les dimensions théorique, anthropologique, esthétique de la scolastique médiévale, l'auteur ne cesse pas de répéter que ces discours ne déterminent pas les orientations formelles des oeuvres d'art, mais les expliquent.
    Je voudrais expliciter les impensés d'une telle position et proposer une autre façon d'aborder la relation entre phénomènes artistiques et culture savante.

  • une culture qui ne dit pas son nom

    Si le souci des hommes au Moyen Âge était de se distinguer des animaux – par une sexualité maîtrisée notamment –, ils érigèrent paradoxalement le comportement animal en norme du bon rapport sexuel, conforme à la nature.
    Obsession médiévale de se distinguer des animaux et exemplarité du modèle animal : comment comprendre l’articulation de deux propositions en apparence si contradictoires ?