animalité

  • Adam et l'Astragale

    Adam et l’astragale, deux faces d’une même question : celle de l’homme et de son humanité. Les auteurs proposent de poser la question de l'humain du point de vue de ses limites. Au lieu de demander aux sources la traditionnelle question philosophique « Qu'est ce que l'homme ? », il leur demande « Où s'arrête l'humain ? »

    Ce texte constitue l'avant propos de Adam et l'Astragale. Essais d'anthropologie et d'histoire sur les limites de l'humain, publié aux Editions de la Maison des Sciences de l'Homme (2009).

  • Thanksgiving is an American holiday. It is the American holiday, the national holiday of American-ness. It is the holiday that marks belonging to the Corpus Americani.
    It is, moreover, unique to the United State of America.
    Notably, Thanksgiving is a National holiday, one in which a transfer takes place: from the public arena to the private sphere. For the main ritual the celebratory meal of roasted turkey is done not in the public space, but in the warm embrace of family, in the Home. It is celebrated mainly in the familial circle, around the family table. One’s belonging to the body of the Nation, to the political body, is manifested in the a-political body of the Family. The imagined national genealogy is transferred into the biological genealogy of the Family.
    What is the nature of this transference? For the holiday table is not the Table of the Lord, but merely the Table of the Nation. The body of the sovereign is passed into the familial body.
    But how is this passage from one to another effected?
    How does the holiday transfer from the Public to the Private?
    From the Nation to the Family? From narrative to practice? From myth to ritual and vice versa?
    In other words: how does the Corpus Americani transubstantiate, became flesh and blood?

  • Deleuze, dans Mille plateaux, écrit avec son ami Guattari, observe le couple formé par la guêpe et l’orchidée : l’orchidée semble avoir en son sein un abdomen qui ressemble à celui de la guêpe, si bien que celle-ci est attirée et se frotte comme pour s’accoupler ; en fait, elle ne fait que se coller plein de pollen dessus ; puis elle va vers une nouvelle orchidée et refait la même danse.
    En fait, à son insu, la guêpe sert à assurer la reproduction de l’orchidée, en transmettant le pollen d’une orchidée femelle à une orchidée mâle. C’est un beau cas de mimétisme animal et même végétal ; mais Deleuze et Guattari y voient un cas de devenir-animal et précisent que cela n’a rien à voir avec de l’imitation. Ce qui compte à leurs yeux, c’est qu’il y ait une relation réciproque, un devenir mutuel.

  • une culture qui ne dit pas son nom

    Si le souci des hommes au Moyen Âge était de se distinguer des animaux – par une sexualité maîtrisée notamment –, ils érigèrent paradoxalement le comportement animal en norme du bon rapport sexuel, conforme à la nature.
    Obsession médiévale de se distinguer des animaux et exemplarité du modèle animal : comment comprendre l’articulation de deux propositions en apparence si contradictoires ?