pierre-olivier dittmar

  • Adam et l'Astragale

    Adam et l’astragale, deux faces d’une même question : celle de l’homme et de son humanité. Les auteurs proposent de poser la question de l'humain du point de vue de ses limites. Au lieu de demander aux sources la traditionnelle question philosophique « Qu'est ce que l'homme ? », il leur demande « Où s'arrête l'humain ? »

    Ce texte constitue l'avant propos de Adam et l'Astragale. Essais d'anthropologie et d'histoire sur les limites de l'humain, publié aux Editions de la Maison des Sciences de l'Homme (2009).

  • deux comparatismes pour une anthropologie historique

    Où l'on se demandera pourquoi on ne trouve pas de viande de loup au supermarché, après avoir fait un détour par la Chine et le Moyen Age.

  • image et transgression au Moyen Âge

    Pourquoi une image choque-t-elle ? Une réponse s'élabore au fil des pages autour du concept de montage : agencement des regards et des lieux, des figures et des temps. La méfiance croissante face aux images du mal, la naissance de l'émotion pornographique, l'émergence du graffiti contestataire, la destruction d'images par l'autorité qui les a commandées, l'élaboration savante de l'inimaginable : autant de phénomènes qui éclairent la transformation du rapport aux images en Occident. Transgression et image forment ici un couple dont l'histoire est mise en perspective avec le présent. Ce faisant, c'est la croyance en un pouvoir des images qui est décryptée.
    "A l'arrière de nos images" est l'avant-propos de Image et transgression au Moyen Âge, essai publié aux Presses Universitaires de France en avril 2008.

  • Deleuze, dans Mille plateaux, écrit avec son ami Guattari, observe le couple formé par la guêpe et l’orchidée : l’orchidée semble avoir en son sein un abdomen qui ressemble à celui de la guêpe, si bien que celle-ci est attirée et se frotte comme pour s’accoupler ; en fait, elle ne fait que se coller plein de pollen dessus ; puis elle va vers une nouvelle orchidée et refait la même danse.
    En fait, à son insu, la guêpe sert à assurer la reproduction de l’orchidée, en transmettant le pollen d’une orchidée femelle à une orchidée mâle. C’est un beau cas de mimétisme animal et même végétal ; mais Deleuze et Guattari y voient un cas de devenir-animal et précisent que cela n’a rien à voir avec de l’imitation. Ce qui compte à leurs yeux, c’est qu’il y ait une relation réciproque, un devenir mutuel.