histoire

  • projet de film

    Inspiré par l’ouvrage de Jean-Michel Palmier – Retour à Berlin – Un film d’Arnaud Lambert

  • Chapitre extrait du livre Ombres berlinoises, voyage dans une autre Allemagne, paru en 1996 chez Odile Jacob.
  • les contemporains

    Force est de constater que les objets dont historiens, anthropologues, sociologues ont la charge relèvent pratiquement tous de catégories à hétérogénéité exacerbée. Pourtant ces chercheurs s'obstinent à les appréhender avec l'arsenal catégoriel « aristotélicien » : par la moyenne et la médiane, par l'habitus et l'épistémè, bref, par les régularités, statistiques et autres. J'accuse les sciences sociales d'être en retard d'un paradigme. Nulle part ne sont-elles plus ringardes que dans leur traitement de l’« identité collective ». On la cherche, on la reconstitue au centre, du côté de l'ordinaire, alors que l'identité, qu'elle soit individuelle ou collective, ne passe jamais par la moyenne. C'est la psychologie de la Gestalt qui l'enseigne : plus a-typique est le stimulus, plus il a des chances de s'imposer comme figure. Ce n'est ni le hasard, ni le piston qui ont fait de Napoléon une grande figure et de ses contemporains, des figurants. Chacun de ses maréchaux et grenadiers pris séparément était peut-être un brave type, mais nul n'avait les poumons pour tenir l'histoire en haleine vingt ans durant.

  • les images comme acteurs de l'histoire

    L'événement est ce qui fait bouger la représentation jusqu'alors stable d'une situation. Il modifie notre perception des choses, les historiens comme les philosophes s'accordent pour lui attribuer cette capacité à briser l'intelligibilité du monde et à imposer une recomposition à partir des éléments nouveaux de la perturbation. À ce titre, l'événement est affaire de représentation, quelle que soit l'échelle de son impact, il peut être compris comme un mode de transformation de la rationalisation du monde. Qui décide alors de la valeur d'un fait, d'une expérience qui le hausse au niveau d'un événement ? Qui ou comment se décrète le quotient d'événementialité d'un fait vécu ?
    Représentation et événement. Deux mots, deux notions, un couple en apparence indissociable. Toute la difficulté consiste dès lors à comprendre ce composite qui est le cœur de notre relation à l'histoire.

  • les naissances politiques de l’anthropologie historique

    Pourquoi l’anthropologie historique s’appelle-t-elle l’« anthropologie historique » ?
    Pourquoi Jacques Le Goff, au moment de forger l'expression, a-t-il préféré la référence anthropologique à celles d’ethnologie ou d’ethno-histoire?
    Des éléments de contexte (luttes de libération nationale, contestation de l'année 1968) sont largement intervenus.
    A  travers le cas particulier de l'anthropologie historique médiévale, nous verrons comment s'est opérée la décolonisation intellectuelle des sciences humaines françaises.

  • Ce texte est le support d'une communication que je donnerai au colloque "Faire de l'anthropologie historique du Moyen Âge aujourd'hui" (EHESS, 20-22 novembre 2008).
    Pour diverses raisons, je n'en suis pas satisfait mais je n'arrive pas exactement à trouver ce qui cloche. Je le soumets au Laboratoire, en espérant qu'une lecture collective et critique permettra de résoudre ce problème.

  • Baschet / Wirth

    Ceci est une réaction d'après le compte-rendu de Jérôme Baschet sur le livre de Jean Wirth, L'image à l'époque gothique.
    A travers une discussion sur la pertinence de l'opposition entre l'époque romane et l'époque gothique se dégage une réflexion plus théorique sur la validité du modèle de la révolution pour expliquer les phénomènes historiques.
    Si la révolution ne semble plus d'actualité, peut-on l'imaginer inactuelle, peut-on observer un "devenir-révolutionnaire" (Deleuze) qui traverse l'historien ?