représentation

  • appel à corpus

    Cette proposition est destinée à nourrir l'intervention d'une partie de l'équipe des éditions papiers au séminaire de Daniel S. Milo (EHESS), en juin 2010. Deux séances dont la problématique centrale sera le « point de vue non-humain ou le monde sans l'homme ».
    Dans ce cadre d'étude, nous sommes à la recherche d'œuvres - artistiques, philosophiques, scientifiques - cherchant à adopter ou à théoriser des points de vue non-humain.
    Toutes réflexions, touchant à cette problématique, sont naturellement bienvenues.

  • représentation de la terreur dans l’œuvre allemande de Fritz Lang (1919-1933 / 1959-1960)

    Que le cinéma de grande fiction travaille à se constituer en document, c'est la lecture que Fritz Lang n'a cessé de revendiquer. Mais par quelles voies le film accéderait-il à cette dimension documentaire ? Non pas par l'enquête sur le terrain, mais par les puissances de l'imagerie ; non pas par un protocole d'observation, mais par une confiance accordée à la langue ; non pas par la singularité du plan, mais par le système figuratif que le cinéaste élabore pour rendre compte de la terreur moderne.

  • les images comme acteurs de l'histoire

    L'événement est ce qui fait bouger la représentation jusqu'alors stable d'une situation. Il modifie notre perception des choses, les historiens comme les philosophes s'accordent pour lui attribuer cette capacité à briser l'intelligibilité du monde et à imposer une recomposition à partir des éléments nouveaux de la perturbation. À ce titre, l'événement est affaire de représentation, quelle que soit l'échelle de son impact, il peut être compris comme un mode de transformation de la rationalisation du monde. Qui décide alors de la valeur d'un fait, d'une expérience qui le hausse au niveau d'un événement ? Qui ou comment se décrète le quotient d'événementialité d'un fait vécu ?
    Représentation et événement. Deux mots, deux notions, un couple en apparence indissociable. Toute la difficulté consiste dès lors à comprendre ce composite qui est le cœur de notre relation à l'histoire.

  • notes rapides et répétitives sur un sport imaginaire ou petite utopique du footballeur

    Ces notes ont été rédigées en deux temps.
    La première moitié, au lendemain de la demi-finale de la Coupe du Monde de Football 2006 qui opposait l’équipe française au Portugal. L’autre moitié, dans les jours qui ont suivi la finale perdue par les Français contre l’Italie.
    Ces réflexions, généralement lacunaires, reposent sur deux propositions qu’il est plus commode de préciser d’emblée.
    Proposition n°1 : il est probable qu’un match de football ne se gagne pas par l’accumulation des buts, mais grâce à la création et l’incorporation par les joueurs d’images de victoire. Contre toute attente, le matériel élémentaire du match de football n’est pas la physicalité (le terrain, le ballon, la vitesse, la frappe) mais l’imaginaire (et c’est ce qui explique les engouements et les débordements des publics et des nations).
    Proposition n° 2 : un seul joueur de football en activité a compris l’importance des images, la nature imaginaire de son sport.